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Archéologie

Torques

Dès le premier Âge du Fer, les femmes portent des torques (le terme vient de toqueo qui signifie « tordre » en latin). Il s’agit de colliers rigides, en bronze, et plus rarement en or. Les torques, parfois incrustés d’os, sont l’apanage de personnages de haut rang, du  6e au 4e siècle avant notre ère.

Torque rème à tampons en tambour, au décor végétal et masque en relief

Alliage cuivreux
2nd Âge du Fer (380 – 325 av. notre ère)
Marne (51)
Prêt, Musée lorrain, Palais des ducs de Lorraine, Ville de Nancy, avec l’aimable accord de la Société d’Histoire de la Lorraine, 2006.0.146

©Ville d'Epernay

Torque sénon ternaire

Alliage cuivreux
2nd Âge du Fer (350 – 325 av. notre ère)
Fère-Champenoise (51), « Faubourg de Connantre », tombe 36
11693B

©A.Maillier/Bibracte

Les découvertes archéologiques champenoises ont révélé deux grands ensembles. Autour de Reims (51), les femmes portaient des torques ouverts à tampons coniques ou toriques, à décor stylisé végétal ou zoomorphe, tandis qu’autour de Sens (89) et Troyes (10), il s’agissait de torques fermés à décor ternaire. Les artisans adaptaient leurs créations en fonction des goûts et des modes propres aux différentes communautés pour lesquelles ils travaillaient.

Le musée du vin de Champagne et d’Archéologie régionale d’Epernay possède l’une des plus belles collections muséales de torques.