Les pavillons

Un hôtel particulier entre cour et jardin

Sur l’Avenue de Champagne, les deux pavillons encadrent parfaitement la façade Sud du Château.

Conciergerie, celliers, écuries, garages

Ces deux pavillons sont construits entre 1852 et 1854. Leur plan s’adapte parfaitement à la parcelle légèrement trapézoïdale. Leurs décors d’entrelacs en pierre de taille et le jeu de polychromie alternant la pierre et la brique répondent à ceux du corps de logis (le bâtiment central).

Le pavillon Est abritait autrefois les écuries puis le garage de Charles Perrier et de son neveu et héritier Henri Gallice. Sont visibles encore aujourd’hui les trois mangeoires ornées des portraits des chevaux en faïence. Dans la seconde moitié du 20e siècle, la Ville d’Epernay y aménage la bibliothèque jeunesse.

Le pavillon Ouest servait de conciergerie, de cellier et de remise. Cette fonction est encore en partie visible par l’importante sonnette de bronze, que l’on observe dans la partie supérieure du pavillon dans la cour. Depuis l’Avenue de Champagne, il communique directement avec le grand caveau conduisant aux caves profondes encore en activité aujourd’hui. Il subit d’importants dommages lors de la Première Guerre mondiale avec le bombardement de la ville en juillet 1918.

Des portes de « géants »

Les façades des pavillons courent sur près de 57 mètres de long sur l’Avenue de Champagne. Les grandes portes en bois les monumentalisent. On pourrait s’y tromper, mais elles ne sont pas de la même hauteur. Elles épousent la déclivité de l’Avenue de Champagne !

Au pavillon Ouest, ses grandes portes permettaient de faire circuler des foudres jusque dans les caves, à l’aide d’une énorme potence scellée dans le mur.

Au pavillon Est, les grandes portes permettaient le passage des voitures à chevaux et des chevaux.

A l’origine, le bois était recouvert d’une peinture de … faux bois ! C’était particulièrement à la mode sous le Second Empire (1852-1870).

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